Tout commence par une bonne idée


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Tout roman commence par une idée maîtresse qui en définira la situation initiale, le développement, et le dénouement.
Avant de rédiger un manuscrit, il est donc important de s'interroger sur l'idée que l'on souhaite traiter, et de pouvoir la résumer en quelques phrases.

Je me souviens d'un professeur de français, au collège, qui était passionné de littérature et de théâtre.
Son caractère bien trempé le conduisait régulièrement à nous énoncer des vérités implacables que nous nous gardions bien de contester.
Il affirmait que toute bonne histoire partait d'une bonne idée.
Et qu'une bonne idée doit avant tout conduire le lecteur à s'interroger, et piquer sa curiosité.

Selon lui, nul besoin d'inventer des élucubrations invraisemblables pour développer ds récits complexes qui pourraient laisser le lecteur de marbre.
Une simple bonne idée qui interpelle suffit.

Mais qu'est-ce qu'une bonne idée ?

Il avait conclu son argumentaire par un exemple éloquent:
"Ne seriez-vous pas saisis par l'ennui à l'idée de lire un récit sur la culture des tomates ? Si, bien sûr.
Mais ne seriez-vous pas captivés si ce récit se proposait de vous donner le secret vous permettant de cultiver des tomates bleues ?".

Une bonne idée, simple, efficace, qui bouleverse l'ordre établi et surprend le lecteur.

L'écrivain Ray Bradbury expliquait en 2001:
"Ecrire un roman, c'est compliqué (...). Ecrivez des histoires courtes. Une par semaine. Il n'y a que comme ça que vous apprendrez votre métier. Au bout d'un an, vous aurez entre les mains 52 nouvelles. Et je vous mets au défi d'en écrire 52 mauvaises ! C'est impossible."

C'est en référence à cette déclaration que l'écrivain Neil Jomunsi s'est lancé comme défi, il y a quelques années, de publier une nouvelle par semaine.
Il a développé dans un format court, des idées simples et efficaces de genres très différents.
Certaines étaient plus percutantes que d'autres, mais ce travail m'a fasciné, car il imposait à son auteur une nouveauté constante.
Cette démarche a eu le mérite de nourrir ma capacité à démarrer une histoire à partir d'une seule idée de départ.
Et j'ai également découvert le talent d'un auteur que je ne connaissais pas, et que je vous recommande vivement.

Ce qui m'a frappé dans les récits de Neil Jomunsi, c'est l'efficacité immédiate de ses idées, et sa capacité à la faire comprendre par le lecteur dès le début du récit.

Pour Toutes les femmes de ma psy, l'idée de départ m'est venue en constatant à quel point nous étions tous enclins à conseiller des psychanalyses à nos amis, nos collègues, les membres de notre famille.

Mais combien, parmi ceux qui délivrent ce conseil, savent vraiment de quoi ils parlent ?
C'est ainsi que j'ai imaginé un dialogue entre deux amis, sur le schéma de l'arroseur arrosé.
Celui qui conseille à son amie d'aller voir un psy, se trouve confronté à une réaction inattendue.
C'est à lui que cette amie ordonne de le faire s'il veut sauver leur amitié.

De cette idée simple est née mon premier roman.

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